Alors, ici c'est le paradis : les cocotiers, la plage, le lagon, le maa tahiti, les ballades, les hibiscus, la vanille..et... LES URGENCES de l'hôpital Mamao ! (grincement de dents!)

Petite histoire :

Après une semaine de mal de dos (que je connais bien) et de prise d'anti-inflammatoire de tout poil, une soirée très calme le samedi soir devant Fort Boyard (because bobo au dos) : Réveil archi douloureux à la nuque et aux dorsales avec quasi impossibilité de bouger le haut du dos (oui, cette fois-ci c'est le haut...)... Je patiente : ça passe pas... Bon, beh, c'est pas que ça m'emballe mais demain, faut que j'aille bosser : direction les urgences...

Du monde (merci la psychose de la grippe A et on est dimanche, il est 9H30)
Accueil glacial et désagréable : l'infirmière de l'accueil pose elle-même le diagnostic : torticolis (j'le crois pas!).
Il faut que je patiente me dit-on... comme si j'allais attendre tranquilou une p'tite demi heure...

Les heures passent, longues, douloureuses, exténuantes... "Et si je vais faire pipi maitenant, je vais peut-être rater mon tour", J'ai soif mais il n'y a pas de fontaine d'eau... Juste une télé que l'on n'entend pas à cause du bruit de la clim et des voies qui résonnent...

Les heures passent, j'ai mal ! Heureusement, je suis accompagnée...Je regarde une dame seule avec sa petite fille en nage... elle attendra 5 heures!

Enfin, 4h1/2 plus tard, la douce voie mélodieuse de l'infirmière crache mon nom grésillant et assourdissant dans le micro...

Je rentre dans le sacro sain temple des urgences : une porte batante, puis deux, puis trois : athmosphère glaciale (au propre comme au figuré) : personne...
Une infirmière en polaire apparaît, la mine visiblement défaite de la vieille (enfin, j'interprète peut-être, la main tremblotante et les yeux rougis...).
Elle me dit de m'assoir dans un box sur le lit. Un médecin arrive, visiblement pressé, jette un cou d'oeil à ma feuille, me fait enlever ma minerve, me tatouille le cou pendant au moins 4 secondes... baragouine un truc à l'infirmière et me voilà avec un pieu (la croute n'est partie que ce matin!) planté dans la main avec une perf danti-inflammatoires !!! si, si sans consultation... Ah, pardon, l'infirmière a pris ma tension et m'a dit : "vous devez avoir mal, votre tension n'arrête pas d'augmenter!" VERIDIK (J'avais vraiment envie de lui répondre : "Et tu crois que je suis là pourquoi ? Grosse pétasse! Parce que je me suis cassé un ongle!")

Bref, me voilà comme une andouile, une perf au bras, retour dans la salle d'attente... Alors, que des box etaient vides (je les ai vu : au moins 2)... mais les sièges en bois de la salle d'attente sont plus confortables pour quelqu'un qui a mal au dos!
20 min plus tard ma perf est terminée... 45 min plus tard me revoilà avec une perf de chlorure à la con pour que la veine reste bein ouverte... 1H30 plus tard, l'ami qui m'accompagne craque et fini par aller voir l'acceuil en les menaçant de m'embarquer avec la perf si on ne s'occupe pas de moi... Parce que malgré une dose de cheval d'anti-inflammatoires, j'ai toujours mal...

Petit mouvement du côté de l'acceuil...et  me revoici dans le temple. Je revois le même médecin qui me fait d'hypocrites excuses (le pire c'est que ça se voit vraiment!). Me regarde à peine le cou (et pas le dos : je crois qu'il n'a jamais compris que j'avais mal là aussi)... Et me raconte que lui aussi, il a des probèmes de cervicales (franchement, qu'est ce que j'en ai  foutre!!!!!). Il me dit qu'il faudra que j'envisage un scanner (sans blague) et peut-être de la kiné (Nan, c'est pas possible!) : j'en découvre des trucs alors que ça fait quasiment 20 ans que j'ai mal au dos!
Tout ça pour une ordonnance et c'est là que c'est vraiment drôle... de Doliprane et de Nifluril en crème (qui, en passant, n'est plus commercialisé!)
Je fais un grand sourire hypocrite (moi aussi, et toc), une courbette (enfin, comme je peux) et sort le plus vite possible de cet endroit en le traitant de tous les noms d'oiseaux (dans ma tête... et j'en ai un nombre assez conséquent à mon actif)... Parce que la seule envie qu'on a, à ce moment précis c'est de se barrer le plus loin possible et de ne plus jamais retourner voir ces gens !!!!

Remarque, c'est sur que comme ça, ils pourront tranquilement continuer à fumer leurs clopes derrière, sans que des gens comme moi, qui ne sont certes pas des urgneces prioritaires mais qui ne savent pas à qui s'adresser un dimanche alors quelles ont mal, viennent les "ennuyer" !

Je croyais que c'était un métier de vocation : la médecine!

Du coup, je suis en arrêt maladie (après avoir été consulter des gens plus compétents, qui ont diagnostiqué une hernie discales cervicale!) et je ne reprend que la semaine prochaine...

6 heures aux urgences : une expérience... Si vous ne savez pas quoi faire un diamnche, vous pouvez toujours y aller pour vous faire prescrire du Doliprane (avec l'attente, c'est sur que vous finirez par avoir mal à la tête)...

Nana + (pour du positif, j'espère..)